Canal Rideau, Chouchou et Godess


Dimanche, 24 février. Un soleil de feu dans un ciel tout bleu. Youppiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii! Chouchou m’invite à déjeuner dans le pays d’à côté. Nous voilà donc à Ottawa au Elgin Street Diner, un restaurant qui ressemble aux restaurants des années 50-60. Pas prétentieux pour deux sous.
 
Oups! J’ai oublié mes lunettes dans l’auto. Chouchou, d’une galanterie suspecte, s’offre d’aller quérir les binocles si chères à mes yeux…Il revient avec un journal dans lequel il se plonge avec une concentration qui n’a d’égal que son appétit matinal. Oeufs bénédictins au saumon fumé. Nous discourons sur la chronique d’une mort annoncée: la défaite anticipée de Hillary Clinton. Les Américains ont-ils voté contre une femme ? Pour un noir ? Contre les Clinton? Pour le changement? Bill a-t-il consciemment ou non nui à son épouse? Pourquoi d’ailleurs est-elle demeurée avec lui après avoir été mondialement humiliée lors de l’affaire Lewinski? Vont-ils rester ensemble après cette défaite cuisante ?
 
Quelques hypothèses et quelques cafés plus tard, nous voilà en marche vers le Canal Rideau. On a volontairement laissé nos patins à la maison parce que l’on croyait que la glace serait molle. Mais non, la glace est à son meilleur. Je m’installe sur un banc pour installer des crampons sous mes bottes, fruit de ma réflexion sur mes nombreuses chutes hivernales. Je ne sais pas pourquoi, mais alors que Chouchou se déplace lentement, mais sûrement, solide sur ses deux jambes, la moindre brise qui s’élève me fait perdre l’équilibre et je me retrouve dans une situation ridicule, la tuque de travers, une mitaine d’un côté, l’autre à moitié démitainée, le jean plein de neige, quelques blessures sur l’âme et sur les genoux. Quand j’ai vu des crampons en vente dans une pharmacie, j’ai vraiment cru au slogan :On trouve de tout, même un ami" et je les ai achetés. Incapables de les installer correctement, le premier attelage, non seulement se détache, mais l’élastique le maintenant en place lui donne un élan d’une telle force qu’il se retrouve au mileu de la patinoire, Chouchou va le récupérer et je tends mon pied menu à ses mouffles agiles. Cendrillon aux crampons.
 
Alors que nous déambulons bras dessus, bras dessous, nous discourons sur la beauté des gens. Il me dit que j’ai de saprés beaux yeux. Mmmmmm, que la journée est belle! On note que mes nouvelles godasses cramponnisées sont performantes. Chouchou glisse cinq fois et je le sauve d’une hanche fracturée en le retenant, forte de mon assurance. Je marche sur les eaux!!! glacées!!! Et je sauve Chouchou! Je me fais penser à …God. Il me nomme alors Godess. Faut c’qui faut! Après tout, nous sommes en pays anglofun. Chouchou et Godess déambulent sur la plus longue patinoire au monde, il fait beau, nous sommes en santé et nous ne sommes pas tombés:) Six kilomètres plus tard, nous revoilà à notre point de départ. Nous quittons à regret l’aire de plaisir. Moi, Godess flottant sur un bonheur givré et lui, Chouchou taquin, quand il me dit: By the way, la Godasse, qu’est-ce qu’on mange pour souper?
 
 Est-il besoin d’en écrire davantage???
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