Libération de Robert Latimer


 
 
On ne peut que se réjouir de la semi-libération de Robert Latimer, ce fermier de Saskatchewan accusé d’avoir tué sa fille, il y a six ans.  
 
Monsieur Latimer fut condamné à la prison à vie pour le meurtre au deuxième degré de Tracy, son enfant, gravement atteinte de paralysie cérébrale.
 
Tracy, dont la famille s’est toujours occupée avec beaucoup de soins, devait subir de nouvelles opérations. Il eut été impossible de lui donner un médicament anti-douleur efficace étant donné qu’elle ne pouvait le supporter. On parlait du remplacement d’une hanche, entre autres.
 
Six ans plus tard, le père est toujours convaincu d’avoir posé le bon geste. Il a mis fin aux souffrances de sa fille. Elle avait douze ans. 
 
On parle ici de meurtre par compassion. Les associations qui protègent les handicapés ne sont pas d’accord avec la libération de cet homme. Elles craignent qu’une personne handicapée ne soit pas reconnue comme personne entière, que le handicap sévère enlève des droits à la personne handicapée. D’ailleurs, Robert Latimer est obligé de se tenir à distance des personnes handicapées ( ça me paraît  ridicule) comme s’il allait assassiner n’importe quel handicapé sur son chemin…
 
Latimer résidera dans une maison de transition d’Ottawa pour être plus près du gouvernement, afin de faire pression pour élargir le débat. Il souhaiterait un nouveau procès. On le comprend.
 
Les Canadiens ont, très certainement,  à débattre du sujet de l’euthanasie pour des raisons humanitaires. Les termes de MEURTRE par compassion, sont-ils adéquats? Si l’on commet un meurtre, on doit porter le titre de meurtrier avec tout ce que cela comporte. Est-il un meurtrier?
 
Robert Latimer fut obligé, pendant six ans de côtoyer des criminels endurcis. Son absence a causé à sa famille un préjudice irréparable. D’ailleurs, cet homme sera-t-il un jour capable de reprendre une vie normale? Sa famille sera-t-elle capable de se reformer ? Il avait plusieurs autres enfants. 
 
Est-ce criminel d’abréger les souffrances d’un être qu’on chérit quand on sait que ses souffrances n’auront pas de fin ? Qu’il est impossible de la soulager et que la situation ne fera qu’empirer? Surtout s’il s’agit d’une enfant très sérieusement sérieusement handicapée qui vous rappelle son infinie douleur à chaque instant? De VOTRE enfant handicapée que vous chérissez comme n’importe quel autre enfant? Peut-être même plus que n’importe quel autre ?  
 
À nous d’en débattre,
     
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