Un pied mari


Le matin Chouchou et moi batifolons dans la rosée en butinant de fleur en fleur. Nous adorons faire la tournée des plates-bandes tôt le matin pour découvrir les nouvelles arrivées, les boutons fraîchement éclos, le teint de jouvencelle de la rose aurorale. Pacha, notre petit chat nous accompagne. Il trotte, gambade joyeusement, courant après les moucherons et les insectes de tout acabit. Nous formons alors une famille unie, touchante.   
 
Ce matin dès potron-minet ( c’est le cas de le dire), nous avions entrepris notre promenade bucolique quand mon regard fut sollicité par un mouvement brusque de mon petit Pacha. Sous la cabane à jardin, il y a un nid de bourdons et notre minet raffole de ces petites bestioles. Il court après elles, saute dans les airs pour les attraper ou pour célébrer avec elles la journée nouvelle. Ce matin, y’a eu un bug (…). Pacha a délaissé brusquement le trou tant apprécié sous la cabane pour se précipiter vers la maison au grand galop. Chouchou avec un stoïcisme britannique énonce: " Tiens, comme c’est étrange!" et moi, de me diriger prestement vers mon petit chaton. 
 
En posant mon peton mignon sur ma sandale, j’ai écrasé légèrement le bourdon qui s’y était caché. Ouille! Ouille, ouille! Aie! Aie!Aie! m’écriais-je sans Mariachis ni maracas. L’insecte furieux attaqua alors Chouchou incrédule et pas mal moins stoïque. Nous nous réfugiâmes précipitamment dans la maison fermant la porte au monstre aussi furibond qu’incontrolable.
 
Mon coeur battait la chamade. Étais-je allergique ? L’insecte m’avait piqué juste sous l’arche du pied qui enflait à vue d’oeil. La douleur s’exaltait en mille élancements.
C’est que la piqûre se situait à un pouce d’une autre blessure. En fin de semaine dernière, un minuscule aiguille de vitre a malencontreusement pénétré dans mon pied. Le même. Celui tant convoité par la bête enragée. Elle y est toujours. Là, pour accompagner le morceau de vitre, il y a un dard.  Aurore, l’enfant martyre, c’est moi.  Que dirait Lise Bourbeau dans Écoute ton corps ???
 
Mon été a commencé avec un traitement de canal difficile. Des suites de cette opération dentaire, ma mâchoire n’arrivait plus à s’ouvrir le matin. Mes petits malheurs se poursuivent avec deux blessures au pied. Le même, le droit. Je claudique, j’avance en sautillant comme une grenouille; la mâchoire décrochée tellement je suis ébaubie par mes mésaventures. Maususse de karma estival. Plaignez-moi kèkun! Un pied mariton Madelaine, un pied mariton Madelon…Marie-Madelaine est ben mal amanchée….
 
PS:Si vous avez une recette pour faire sortir le morceau de vitre de mon pied, j’apprécierais. Il est minuscule, invisible ( invincible oserais-je dire) et planté bien droit au milieu de mon pied de sorte que chaque pas m’est une souffrance indicible 😉
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