Septième chronique littéraire-Rogers- Les briques


Septième chronique Rogers télé : Thème : Les briques ! ( parce que ces romans font plus de 500 pages )
Ainsi résonnent l’écho infini des montagnes de Khaled Hosseini
C’est un auteur d’origine afghane qui nous a déjà offert le merveilleux livre Les cerfs-volants de Kaboul et Mille soleils splendides.
L’histoire commence par une légende afghane qui met en scène une espèce de monstre, un div, qui, quand il passe par un village, réclame un enfant sinon il tue tous les enfants de la famille. Le père doit choisir lequel de ses enfants il va donner. Le div repart avec l’enfant dont on n’entend plus jamais parler. Il y a une belle leçon à tirer de cette légende.
Par la suite, Hosseini nous raconte l’histoire d’un garçon, Abdullah âgé d’une dizaine d’années qui prend soin de sa petite sœur Pari qui, elle, a trois ans. Leur mère est décédée et leur père s’est remarié et a eu d’autres enfants avec sa deuxième épouse. Le papa montre peu de sentiments pour ses enfants. C’est que la pauvreté l’étouffe. C’est donc le grand frère qui élève la petite sœur jusqu’à ce que le père, incapable d’échapper à une pauvreté innommable, doive vendre la petite à une riche famille de Kaboul. Le papa, le frérot qui ne sait pas ce qui va se passer et la petite font ensemble le voyage vers Kaboul. Quand le grand frère comprend ce qui va se produire, il est dévasté et il n’oubliera jamais sa petite sœur. Cet épisode arrache le cœur. Leurs destins vont se recroiser une cinquantaine d’années plus tard alors qu’Abdullah souffre de la maladie d’Alzheimer. Il y a là aussi un extrait très touchant. Vous aurez besoin de papiers mouchoirs.
Hosseini possède l’art de raconter. Mais cette fois, nous suivons la vie de plusieurs personnages et parfois, le lecteur est un peu perdu dans toutes ces vies qui ne s’entrecroisent pas nécessairement.
Quoi qu’il en soit, plusieurs adoreront ce merveilleux livre.

L’empreinte de toute chose, nouveau roman d’Élizabeth Gilbert à qui on doit le fascinant Mange, prie, aime.
Alma Whittaker naît au début de XlXième siècle. Elle est élevée par un père botaniste et une mère effacée. Elle est affligée de laideur, mais c’est une femme dotée d’une intelligence incroyable. Elle deviendra l’une des botanistes les plus réputées de son époque. Elle se passionne pour les mousses. Évidemment, elle a un caractère trempé et elle est dotée d’une sensualité qu’elle doit refouler. Elle tombera amoureuse et épousera Ambros Pike, un illustrateur de génie. Cette union n’ira pas comme prévue et nous suivrons Alma à Tahiti, Macao, dans les Andes et ensuite en Hollande.
Une histoire intéressante, mais marquée par l’impression de relire un peu l’histoire de Charles Darwin au féminin.
Le roman n’est pas dénué d’intérêt, mais l’action manque même si Alma va voyager beaucoup. L’intrigue est lente. Très lente. Mais un peu comme pour Mange, prie, aime, le lecteur se prendra à s’intéresser au sort de cette femme très spéciale.

Et le dernier, mais non le moindre, le roman de John Grisham ( l’auteur de La firme, L’affaire Pélican, Le maître du jeu ) L’allée du sycomore.
Le personnage du départ, Seth Hubbard, est richissime. Nous le découvrons, dès le début du livre, pendu à un sycomore. Affligé d’un cancer en phase terminale, il a choisi de devancer sa mort. Hubbard a tout prévu. Ses obsèques, son testament, etc. Il a eu deux épouses et deux enfants. Il va les déshériter entièrement, méchamment et il va offrir la presque totalité de son argent ( on parle ici d’une vingtaine de millions de dollars ) à sa femme de ménage noire. Nous sommes au Mississipi. Évidemment, cette nouvelle déchaînera les passions et les deux enfants de Hubbard, ses petits enfants et plusieurs autres personnes vont se lancer dans un méga procès où l’hypocrisie et la malignité de chacun vont sidérer le lecteur.
Comme à son habitude, Grisham fait du goutte à goutte avec le lecteur. Il nous jette parcimonieusement les informations et ce n’est qu’à la toute fin qu’on apprendra la raison pour laquelle Hubbard a laissé 20 millions de dollars à sa femme de ménage.

Trois bonnes briques à mettre dans ses valises pour les vacances 

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