Huitième chronique Rogers télé-Ottawa, émission Entre nous.


Huitième chronique Rogers

La vérité sur l’affaire Harry Quebert de Joël Dicker
Ce livre a remporté entre autres le prix Goncourt des Lycéens et le Grand prix de l’Académie française et ma foi, il le mérite. Il s’agit d’une espèce de polar difficile à décrire puisque le lecteur doit aussi y voir des conseils d’écriture aux écrivains en herbe.
Harry Quebert est un vieil écrivain qui sert de mentor à Marcus un jeune romancier en panne d’inspiration. Il fut son professeur. Or, par un concours de circonstances très particulières, on découvre, dans le jardin de Quebert, le cadavre de Nola Kellergan, 15 ans.
Marcus enquête et apprend que Nola était le grand amour de Quebert et que son livre L’Origine du mal a été écrit pour elle. Bien sûr Quebert est arrêté. Marcus fera tout son possible pour mener une enquête pour le disculper même si tout mène à prouver la culpabilité du vieux mentor.
Ce bouquin m’a fait penser au merveilleux Lolita de l’auteur Vladimir Nabokov et sa célèbre Lolita.
L’écriture est originale, nerveuse, dynamique. L’enquête est bien menée comme si nous accompagnions Marcus.
À partir de la page 700, alors là, l’auteur sort tous ses atouts et même ses jokers. Il y a tellement de développements, de révélations qu’on a de la difficulté à suivre. On reste bouche bée. On s’est fait avoir du début à la page 700 quelque. On se dit : Ah non !!! Pas lui !!! Ah ben, pas elle !!! Prenez-vous une feuille de papier pour suivre le déroulement de l’action. Du gros fun noir 

Brûlants secrets de Marianne de Lysette Brochu aux Éditions du Vermillon.
Lysette, tout le monde la connaît. Elle a écrit toute sa vie. Elle a même écrit sa vie dans Parfum de rose et de tabac. Elle nous revient avec son tout premier roman et ma foi, c’est vraiment une réussite. Dès le début de l’histoire, la mère de Marianne va se pendre. Elle souffre de maladie mentale ( bi-polarité). Marianne va grandir seule, quasi orpheline, placée par son oncle et sa tante dans un pensionnat dirigé par les sœurs. Lors d’une sortie, elle subira les gestes déplacés de son père et elle n’oubliera jamais. Voilà pour l’intrigue. Mais ce qui est absolument magnifique dans ce roman, c’est le tableau de mœurs que Lysette Brochu brosse. On revoit toutes les coutumes de l’époque, la vie courageuse des femmes franco-ontariennes, obligées de vivre leurs espérances loin de toutes commodités. Tout cela est excellemment bien décrit. On vit avec les personnages, on ressent leurs émotions, leurs angoisses.

Le langage, émaillé de régionalismes est savoureux. On le déguste à grandes lampées.
Un livre à lire avec ouverture et curiosité. Un livre qui doit rendre fier d’être franco-ontarien.
Bravo Lysette !
Le club de la petite librairie de Deborah Meyler
Un petit livre d’été chicklit qu’on lit sans se questionner, sans analyser. Comme un plaisir coupable qu’on se permet parce que le soleil brille et qu’il fait chaud.
Esme est étudiante au doctorat. Elle tombe enceinte de Mitchell, un riche séducteur qui ne veut pas d’enfant. Elle décide de garder le bébé et elle travaille dans une librairie pour gagner sa vie. Elle y vit sa grossesse, accouche d’une petite fille qu’elle nommera Georgie en souvenir d’un clochard qu’elle a beaucoup aimé. Elle y rencontre des personnages qui vont s’attacher à elle et au bébé. Et nous assisterons à une fin digne des fils américains.
C’est un livre étiqueté Plaisir de lire ou argent remis. Je pense que c’est un trop gros pari, mais …c’est l’été 

Voilà, c’est la relâche estivale. Bon été et surtout bonne lecture 🙂

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2 commentaires pour Huitième chronique Rogers télé-Ottawa, émission Entre nous.

  1. Merci Michèle d’avoir lu « Brûlants secrets de Marianne » et pour cette chronique élogieuse. Tu fais un travail très important. Faire connaître la littérature de « chez nous », une noble mission, en effet. Les auteur.e.s ont besoin de toi. J’aimerais beaucoup suivre l’émission « Entre nous », mais à Gatineau, nous n’avons pas TV Rogers.

  2. Deux sur trois, moi aussi, je ne lis que les grands auteurs, les derniers Brochu et Dicker!

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