Chronique littéraire Rogers du 20 octobre 2014


Le temps des décisions, Hillary Clinton

Quelle femme ! On peut dire ce qu’on veut de la politique américains et critiquer leurs dirigeants, ici, il est question d’une femme et de ses moments marquants en politique.

On se souviendra que Barack Obama avait rédigé une sympathique auto-biographie avant même d’accéder à la présidence des États-Unis : L’audace d’espérer et Dreams for my father, non encore traduit en français. On ne pouvait pas sortir de ces lectures sans croire que cet homme était profondément humain. L’avenir nous montrera la suite, mais L’audace d’espérer était un livre extrêmement intéressant. Ça se lisait comme un roman. Du bonbon, dirait-on.

Le bonbon est plus acidulé dans le cas de Hilary Clinton, elle, ne tente pas d’être sympathique. Le premier chapitre pourrait nous faire penser qu’elle va nous raconter sa vie de la même façon qu’Obama et qu’on entre dans un journal de vie. Mais la suite prend une toute autre tangente. On voit que madame Clinton est une femme exceptionnelle, une femme de pouvoir. Une femme de résilience. Elle a affronté toutes les tempêtes et a su rester au gouvernail. Ce livre-là est réservé à ceux qui adorent la politique. D’abord nous verrons tout son charisme, sa force lors de sa campagne présidentielle. Elle va perdre contre Barack Obama. Le titre de l’un de ses chapitres est très évocateur : Une équipe de rivaux. À sa grande surprise, Obama lui offrira le poste de secrétaire d’état. Elle succède à Condoleeza Rice, une autre très forte femme.  L’un des postes les plus prestigieux du gouvernement américain après celui de Président. Elle décrit en détails ( il doit sûrement nous manquer des informations précieuses)ses rencontres avec tous les grands de ce monde. De sénatrice à secrétaire d’état, le livre couvre 4 années d’actions où elle parcourra le monde entier et ira dans les zones les plus chaudes et les plus dangereuses. Cette femme n’a pas froid aux yeux, c’est le moins que l’on puisse dire.

Le livre est divisé en différentes sections du globe et elle raconte les événements qu’elle a vécus dans ces endroits , les problèmes rencontrés par les USA et sa façon à elle de les régler. L’un des passages les plus intéressants est certes la mort de Ben Laden, mais…nous ne saurons jamais tout.

L’homme qui semble lui faire le plus peur demeure Vladimir Poutine.

Beaucoup de photos sont présentées à l’intérieur de ce livre. On l’appelle la Briseuse de plafond de verre.

On en retient que malgré le fait qu’elle soit une femme, qu’elle vieillit, qu’elle semble humaine, qu’elle a des émotions, qu’elle a souffert, on en retient qu’elle a très vraisemblablement des idées d’offrir ses compétences aux Américains lors des prochaines élections présidentielles. On en retient aussi qu’elle en a tout le potentiel. Quelle femme! Une petite fille lui est née de sa fille Chelsea. Elle se nomme Charlotte. Ben Charlotte, tu as toute une grand-maman!

Des femmes d’honneur, Lise Payette

( auto-biographie révisée par une grande journaliste au Devoir, Josée Boileau)

Madame Payette est l’une des femmes qui a le plus fait jaser au Québec et qui fait encore jaser. Elle a encore une chronique au Devoir à toutes les semaines. On se rappellera de son émission Appelez-moi Lise et aussi de son passage remarqué et important au sein de la formation politique du parti Québécois.

Des femmes d’honneur est écrit comme un roman. C’est facile à lire et on se reconnaît très bien dans la description qu’elle fait du Québec des années 30 aux années 2000. On se croirait même parfois dans un livre de Michel Tremblay. On y apprend que sa grand-mère Marie-Louise a été son modèle, que la vie de sa mère n’a pas été facile, que son père était un être absent qui avait des maîtresses. Elle m’a fait réagir quand elle raconte qu’alors que tout le monde s’extasiait sur le roman Bonheur d’occasion de Gabrielle Roy, elle, ça l’a presque tuée. Elle est originaire de St-Henri à Montréal et elle voyait dans le roman de Roy, l’impossibilité de se sortir de la misère.

On apprend aussi que sa vie à elle a été loin d’être facile. Son mari la trompait régulièrement, il buvait et la battait. Cela semble absolument incroyable. Plusieurs autres informations vous feront sûrement réagir et vous surprendront.

Je dois avouer qu’une petite partie du livre m’a un peu embêtée. Vers la fin, on a l’impression que si Lise Payette n’avait pas été là, bien des choses au Québec ne se seraient pas faites. C’est un peu ostentatoire. Mais pour le reste, nous sommes devant un excellent livre révisée par Josée Boileau du journal Le Devoir qui donne énormément d’informations et l’auteure est très généreuse de confidences. Mais n’est-ce pas  le tempérament de Lise Payette d’être généreuse ?

Une femme d’honneur, certes, mais une femme allumée à l’intelligence acérée qui a énormément souffert.

Publicités
Cet article a été publié dans Non classé. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s