Journée de beauté


Cet après-midi, je suis allée avec une copine au Musée des Beaux arts. J’ai vu l’exposition Jack Bush ( pas beaucoup aimé, mais l’art abstrait et moi, on n’est pas très copains) et, trois étages plus haut,  l’exposition Escher, le mathémagicien. Alors là, je fus subjuguée 🙂 Quelle créativité, quelle inventivité, quel cerveau!  Une architecture de l’impossible 🙂

http://www.mcescher.com/gallery/impossible-constructions/

Pour revenir au rez-de-chaussée, Copinette et moi avons pris l’ascenseur. Habiter ce cubicule, ne serait-ce que pour quelques minutes, est toujours un titillement pour ma claustrophobie galopante. Non seulement sommes-nous montées dans un ascenseur pour 20 personnes et quelques œuvres d’art ( dont très modestement, nous deux ), mais nous ne pouvions voir nulle part à quel étage nous arrivions ou si tout simplement nous étions bloquées entre deux étages. ( À ma décharge, il faut savoir que j’étais dans l’ascenseur de l’Hôtel Reine-Élizabeth de Montréal, le 25 novembre 1988, lors d’un des plus gros tremblements de terre au Québec. ( Hé oui, toujours aussi chanceuse, la Mère Michèle…)

Or, après l’arrêt subit, la porte de l’ascenseur de cet après-midi ne daigna pas s’ouvrir. Du moins dans l’instant…Après quelques minutes où je me suis doucement transformée en King Kong de la claustrophobie, Copinette craignant que je ne vandalise tout l’habitacle a pesé sur un bouton en prononçant:  Sésame vous savez quoi !!!! Ouf! Encore une fois, sauvée ! Mon pauvre cœur battait la chamade, j’étais en sueur, en hyperventilation.

Constatant ma panique, Cocotte proposa la visite du  jardin zen.  Zen à calmer la fureur d’un taureau devant une muleta vermillonne.

Nous fûmes, pour un temps, assises sur un banc de marbre, affairées  à lancer des pièces dans un bassin d’eau et à faire des vœux. Quand nous nous sommes relevées, j’étais enfin aussi proche que faire se peut du calme alpha. Je longeai le bassin quand soudainement, patatras dans mon dos ! Copinette s’était emmêlée les pinceaux contre un pied de marbre et volait vers moi telle une comète. En Ninja avisée, je l’ai rattrapée au moment même où sa tête allait heurter une superbe sculpture néo-classique, de laquelle dépassait un fouet de bronze sur lequel elle allait s’empaler comme un shish kebab. Je lui ai, ni plus ni moins sauvé la vie. L’ayant relevée, la sachant en sécurité, j’ai éclaté d’un rire sonore qui tinte encore entre les murs du Musée.

Mon esprit l’avait, une seconde, imaginée tombant dans la flaque d’eau. Ploufffff! à – 20 dehors, le bain de pied n’aurait pas été une bonne idée.

Un après-midi d’amitié, de beauté et de rire 🙂 Ça fait du bien 🙂

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Un commentaire pour Journée de beauté

  1. Monique Daoust dit :

    On te doit une fière chandelle. Bravo héroïne de mon cœur!

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