Réminiscences pascales


Quand j’étais jeune, les cloches revenaient de Rome au matin de Pâques. On entendait sonner toutes les cloches des églises avoisinantes. Une volée de cloches.Parfois, grand-papa qui s,était levé vers 3:30 du matin, était allé chercher de l’eau de Pâques dans un petit ruisseau au bout de la terre. Il l’embouteillait au lever du soleil. Cette eau avait la propriété de protéger et de guérir. On l’appelait l’eau de Pâques et elle ne croupissait jamais.

Le midi, toute la famille Bourgon partait dîner chez Louis et Alexina. Après le repas, nous faisions la quête auprès des oncles et des tantes et nous allions ensuite chez Prieur acheter pour environ $5.00 de bonbons à un sou. J’en ris encore aujourd’hui. Quelle patience de la part de madame Prieur. Dix négresses, un paquet de cigarettes Popeye, 4 lunes de miel, des lacets de réglisse noire, rouge, verte, des Tarts sûrettes, de la gomme Trill, des jujubes, des gommes balounes, que sais-je d’autres ? Des immenses pots de bonbons de toutes sortes derrière le comptoir et nous, 5-6 petites filles ( on laissait les gars jouer au ballon dans la boue ) nous choisissions avec réflexion chacun des bonbons.

Au retour, pleines de sucre, nous élaborions un spectacle, que nous répétions ( je pense que j’en étais la metteur en scène parce que j’étais la plus vieille ). Nous redescendions présenter notre spectacle devant nos parents hilares.

Après la représentation, nous allions jouer au bowling pas très loin de chez mes grands-parents. La boule prenait le bord du dalot très souvent. J’ai même réussi l’exploit de lancer la boule sur l’allée parallèle à la mienne. J’étais déjà un danger… même au bowling 🙂

Ensuite, nous repartions, la famille de Raymond et Pauline, vers grand-maman Maximilienne pour le souper. Là aussi, j’y rencontrais mes précieuses cousines. Nous allions jouer au deuxième étage dans une pièce, au grenier,  absolument fantastique. Il y avait là d’immenses coffres de cèdre ( tiens, je pourrais écrire une nouvelle pour le concours des nouvelles de Gatineau. Mais je suis interdite de nouvelle puisque je suis la directrice du concours…snif…)

Ce coffre, c’était un coffre aux trésors. Des robes, des chapeaux, des jupes de patinage artistique, des étoles de fourrure, bref tout pour satisfaire les petites filles que nous étions. Deux d’entre nous étaient sourdes et muettes. Nous gesticulions à qui mieux mieux pour que tout le monde puisse s’amuser. Et mon frérot, qu’aujourd’hui on bourrerait de Ritalin, était le plus jeune enfant et le seul garçonnet. Ah ce qu’il pouvait être malheureux de nos jeux de madames…Là, aussi, on s’inventait des spectacles. Mon frère, ostracisé, rapportait tous nos petits délits à grand-maman. Ah, le porte-panier. Il ressemblait à Annie, cheveux roux, bouclés, frisés ben dur. Ah la peste !

Et quand on finissait, on descendait les marches de l’escalier sur les fesses. Plus tard, dans ma vie, j’ai souvent rêvé que je m’élançais du haut de cet escalier et que je volais dans les airs. Un psy, s’il vous plaît!

Aujourd’hui, plusieurs oncles, tantes, cousins- cousines Bourgon-Leroux sont partis dans un autre monde. Les beaux souvenirs sont toujours dans mon esprit et dans mon cœur. Je vous offre le chocolat du souvenir 🙂 Joyeuses Pâques, Happy Easter, Buona Pasqua !

Et Bunny Hop 😉

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