Chronique littéraire du 11 mai


Chronique littéraire Rogers du 11 mai

Bad Girl de Nancy Huston

Cette grande écrivaine canadienne a présenté une lecture de ce livre, ici même, à Ottawa en avril dernier, lors du Writers Festival. Il s’agit clairement d’une femme fascinante.

La semaine dernière, elle a reçu le grand Prix Metropolis Bleu à Montréal qui récompense un écrivain de renommée internationale pour l’ensemble de son œuvre.

Auteure de plusieurs livres, elle exploite tous les genres littéraires : théâtre, récit, roman, livres pour enfants, livres pour la jeunesses, préface, etc.

Elle nous revient avec Bad Girl, sous-titré Classes de littérature. Je pense qu’on peut dire qu’il s’agit d’une auto-fiction. Il faut savoir que la maman de Nancy Huston quitte le foyer conjugal alors que la petite n’a que six ans. Plus tard, l’écrivaine devient anorexique, suicidaire. Bref, le passage à sa vie adulte ne s’est pas fait facilement.

Ce livre magnifiquement écrit présente une narratrice qui s’adresse à un fœtus nommé Dorritt. À travers le récit, le lecteur apprend à connaître la mère Alison, le père Kenneth et toute leur vie. La narratrice fait comprendre à Dorrit qu’il n’est pas facile de naître fille dans les années 50.

Une écriture pétillante, facile mais ô combien profonde, ironique, féministe.

J’ai adoré ce livre-là.

Les ombres de Katyn de Philip Kerr

On le connaît bien pour sa célèbre Trilogie berlinoise, Philip Kerr récidive dans un style et une époque qu’il maîtrise à la perfection.

Nous retrouvons le détective que l’on adore, le capitaine Bernie Gunther qui doit tenter de savoir s’il y a un charnier à Smolensk, ville russe sous le joug allemand et nazi et s’il y a effectivement un charnier, qui est enterré là et surtout qui est responsable du massacre? Évidemment, l’armée allemande a tout intérêt à redorer ses galons et à prouver que cette tuerie a été perpétrée par les Russes eux-mêmes.  Gunther se retrouve donc dans la forêt de Katlyn pour élucider ce mystère. Pendant sa présence là-bas, plusieurs autres meurtres seront commis. Pour quelle raison ?

Il faut lire le livre.

 

L’ombre de Gray Mountain de John Grishaw

Un autre grand écrivain que l’on connaît pour sa passion des procès.

Samantha Kofer fait partie d’un grand cabinet d’avocats à Wall Street. Par un concours de circonstances économiques, elle va perdre son emploi et se retrouver en stage à Gray Mountain, petit village minier où elle comprendra rapidement que les petites gens ont vraiment besoin d’elle. Des femmes battues par leur conjoint aux problèmes de drogues et d’alcool en passant par des compagnies minières qui exploitent les travailleurs jusqu’à les faire mourir, entre autre du poumon noir, Samantha vivra aussi une jolie histoire d’amour.  Tous les ingrédients sont là pour créer un best seller.

Je dois être allergique aux recettes parce que je dois dire que c’est le livre de John Grishaw qui m’a le moins intéressée. Trop semblable aux autres qu’il a écrits. Trop prévisible. Mais si vous êtes fan fini …  😉

Dans la ville en feu de Michael Connolly

Un autre écrivain très très connu.

En 1992 lors des Émeutes de Los Angeles, l’inspecteur Bosh n’a pas pu résoudre le meurtre d’une journaliste danoise, Anneke Jespersen.  20 ans plus tard, il reprend l’enquête de A à Z. Un « cold case ».

Une douille recueillie sur la scène du crime va permettre, avec les nouvelles technologies balistiques de recueillir des informations qui vont mener lentement mais sûrement le détective vers le meurtrier et les mobiles du crime.

L’intrigue est bien amené, le lecteur est souvent désorienté. C’est que le meurtre n,a rien à voir avec les émeutes…L’auteur nous ramènera à l’Opération Tempête du désert. Je ne vous en dis pas plus 😉

L’histoire est trépidante, conforme au genre, mais la traduction est absolument épouvantable. Des pages entières bourrées d’anglicismes.  Pour un livre de cette grande maison d’édition, c’est extrêmement décevant.

Ex : Elle était très belle et très excitée pour les choses. p.107

Elle avait besoin de que je le fais. p. 108

Il faudra que je prends du temps hors de mon travail. p. 109

Je ne comprends pas pourquoi c’est important quand elle a été tuée à Los Angeles. p 110

Je commence juste. p. 112

Je préférerais garde la ligne. p 112

Bref…c’est ainsi tout le long…   😦

Cet article a été publié dans Non classé. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Un commentaire pour Chronique littéraire du 11 mai

  1. dugm1210 dit :

    Ouille, ouille, ouille! Les mauvaises traductions, ça déconcentre le lecteur, ça!

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s