Dernière chronique littéraire Rogers de la saison


Chronique Rogers du 8 juin

Tiger House de Liza Klaussman publié chez JC Lattès

D’abord, il est difficile de résister à la page couverture. Elle est belle, colorée, intrigante à souhait.

Campée dans les années 60, on plonge dans l’histoire de deux cousines, Nick et Héléna.

J’ai eu étrangement beaucoup de problèmes à identifier Nick à une femme. Nick, ici au Québec, c’est Nicolas, mais bon…Nick est mariée à une homme qui l’aime, elle est belle, a une jolie petite fille, mais elle n’est pas satisfaite de sa vie. Sa cousine Héléna est mariée à un pervers et a un fils. Le mari lui a fait prendre des médicaments régulièrement  pour qu’elle oublie ses frasques et elle est devenue, lentement, mais sûrement, droguée.

Un meurtre aura lieu au moment où les familles sont rassemblées à Martha’s Vineyard au chalet que l’on nomme Tiger House. La bonne d’une des familles riches de l’île est violée et assassinée. Les deux enfants vont découvrir le cadavre.

On peut dire sans se tromper que tous les personnages sont névrosés.

Est-ce que c’est un polar ? Non. Il s’agit plus d’une étude psychologique.

J’ai eu beaucoup de peine avec les retours dans le temps. L’auteur nous amène à un endroit et soudain, on se retrouve ailleurs, à une autre époque. Ces sauts dans le temps rendent parfois la compréhension difficile.

Sur la jaquette du livre, il est écrit que « Tous les amateurs de la télésérie Mad Men vont adorer le livre ». J’ai adoré la télésérie. Le livre, pas mal moins.

La nouvelle maîtresse de Dominique Demers

On la connaît Dominique, c’est un as de la littérature jeunesse. Elle nous ramène son personnage de Mademoiselle Charlotte ( admirablement jouée par Marie-Chantal Perron ).

Mademoiselle Charlotte est la nouvelle professeure d’une classe à l’école primaire. Évidemment, complètement déjantée, Mademoiselle Charlotte ne fait pas la classe comme les autres maîtresses d’école. Elle a sur elle une roche à qui elle parle, elle donne des maxi récréations. Évidemment le directeur, monsieur Cracpotte, n’est pas d’accord avec les méthodes de Mademoiselle Charlotte. Par exemple, pour calculer l’aire de la classe, la professeur ramène une immense brouette de spaghetti cuit que l’on placera le long des murs. Bref elle parle de gorilles, de zombis à ses élèves, elle les aime et change toutes les méthodes d’enseignement. Elle transforme tous les petits de sa classe et, bien sûr, à la fin du roman, va disparaître comme elle est arrivée.

Les dessins sont rigolos, le vocabulaire est riche, on s’amuse, on apprend. Que vouloir de plus pour un livre pour enfants.

Les tétins de Ste-Agathe de Giuseppina Torregrossa publié en Livre de poche

Ste-Agathe est une sainte implorée par les femmes italiennes pour protéger leurs attributs féminins.

Les tétins sont des pâtisseries siciliennes fabriquées pour la fête de Ste-Agathe et qui ressemblent à des seins. La confection des cassatelles donne lieu à l’histoire des femmes de Sicile et principalement à l’histoire d’Agata et de toute son ascendance, sa mère, sa grand-mère.

Ce livre est intéressant et touchant en ce qu’il nous apprend que les femmes n’avaient pas grand-chose à dire à cette époque et ce, même si elles étaient très intelligentes et malignes. La femme se mariait, faisait des enfants, servait son mari et Basta! Agatti ne veut pas être comme sa mère. C’est une femme libérée qui va étudier et qui est libre jusqu’à ce qu’elle rencontre un homme marié, Santino, qui lui fera découvrir les voluptés de l’amour. On entre alors dans une passion destructrice pour Agatha. S’en sortira-t-elle ?

Ce livre est parfait pour les séances de bronzages sur la chaise longue. On apprend, on s’étonne, on rit, on se fâche. Il y a même la recette des fameux tétins.

Le jeu de Riper d’Isabel Allende ) une sorte de polar)

Isabel Allende est de nationalité chilienne, née au Pérou. C’est la petite cousine de Salvador Allende, cet homme politique chilien. Elle a écrit énormément et elle a une vie bouleversante.

Le jeu de Riper est réellement un jeu de rôles dont le nom est issu de Jack L’éventreur. Il porte ce nom parce qu’on n’a jamais vraiment trouvé qui était le véritable assassin des prostituées de Londres. C’est un jeu qui consiste à prendre une fausse identité et à se retrouver sur internet pour tenter de résoudre des crimes.

D’entrée de jeu, c’est le cas de le dire, un crime est commis : un surveillant d’école est assassiné. Le groupe travaille sur son cas, on amène tous les indices et on en discute sur internet. La maîtresse du jeu possède des jokers. Je veux dire que ben des affaires sont arrangées avec le gars des vues. Son père est policier, elle a droit aux rapports de police et d’autopsie par le biais de son grand-papa. Bah…on ne va pas bouder notre plaisir à cause de cette bagatelle improbable.

Plusieurs autres meurtres surviennent. La police nage dans la boue. Le groupe de Riper va lentement faire des liens entre ces meurtres. Tellement lentement que le lecteur va être saisi par la tournure des événements. La maman de la maîtresse du jeu va tomber entre les mains du tueur…Va-t-elle s’en sortir ?

Un roman à l’écriture inégale, aux rebondissements très peu plausibles, mais si on fait abstraction de tout ça, très amusant. Il y a de l’humour, de l’ironie. Un bon p’tit polar d’été.

Cet article a été publié dans Non classé. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

3 commentaires pour Dernière chronique littéraire Rogers de la saison

  1. ClaudeL dit :

    Merci. Pas suivi Mad men, je ne lis plus de polar, que me reste-t-il?
    Comment choisis-tu les livres pour tes chroniques?

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s