Louis XlV, la vie du grand roi- Max Gallo


En apprenant la mort de Max Gallo, j’ai eu envie de relire Louis XlV, la vie du grand roi. J’ai dû lire une vingtaine de biographie sur le Roi Soleil; c’est un personnage que je fréquente depuis longtemps. D’emblée, ce n’est pas un livre pour tout le monde. Déjà, les 728 pages découragent les moins amoureux de lecture sérieuse.

De son enfance, alors qu’à la mort de son père, il devient roi ( il a cinq ans ), il y a présomption de sodomie par le Cardinal de Mazarin. Celui-ci aurait commis cet acte vil sur le petit roi pour montrer à l’enfant que, même s’il est roi, c’est le Cardinal qui dirige le royaume…

Je connaissais aussi, bien évidemment toutes ses maîtresses en titre. Je n’ai donc rien appris de plus sur elles.

Mais sur ce grand roi, c’est vraiment la première fois que je le vois aussi malade.

Vers l’âge de 45 ans , il souffre quasi-régulièrement de la goutte. (Je connais cette maladie; mon père en était affligé…Houlalala.) Ensuite, Louis XlV commence par avoir une fissure au palais ( et pas celui de Versailles ). On devra cautériser cette fissure au fer rouge. Il perd ses dents. Il avale sa nourriture sans la mâcher. Ses selles sont un livre ouvert sur ce qu’il a ingurgité: petit pois entiers, asperges, etc.  Un ténia loge dans son ventre ( le ver solitaire). Impossible de l’en déloger alors le roi se goinfre pour apaiser le ténia. Il va à la chaise percée 25 à 28 fois par jour. En fait, jour et nuit. Puis il doit se faire charcuter le fondement à froid puisqu’une fissure profonde ne guérit jamais ( la description de la chirurgie est saisissante). Il ne peut donc plus chevaucher à la chasse.

Évidemment, sa beauté le quitte très vite. Lui qui avait une libido hors du commun commence à se rassoir…

Il perd tous ses enfants et ses petits-enfants. Toutes ses maîtresses meurent avant lui sauf Madame de Maintenon. Au dix-septième siècle, la maladie pardonne peu; surtout la petite vérole ou la rougeole.

Il mourra à 76 ans de la gangrène à une jambe. Le médecin dit que sa jambe est comme celle d’une personne morte depuis dix ans…

Malgré son immense peine et ses souffrances insupportables, il demeure stoïque autant qu’il le peut parce qu’il est le roi. Il ne peut montrer ses émotions ni à ses ministres ni à son peuple.

Max Gallo n’a pas voulu écrire la vie du Roi Soleil, mais après avoir lu les lettres et les écrits de Louis XlV, il développera un grand intérêt et probablement une affection envers ce grand personnage de l’Histoire de France.

 

 

 

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Un commentaire pour Louis XlV, la vie du grand roi- Max Gallo

  1. Raymond Ouimet dit :

    Sa situation de roi ne l’a pas protégé des maladies ni de l’incompétence des médecins de son époque. Chanceux dans sa malchance, il n’a pas eu à affronter des psychiatres qui l’auraient sans doute qualifié de narcissique.

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